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Mouvements microbiens de masse : ces millions d’espèces que nous ignorons à nos risques et périls

par Laurent Krähenbühl - publié le

C’est dans la prestigieuse revue Science que Pascal Simonet, chercheur au laboratoire Ampère de l’École Centrale de Lyon, vient de co-publier un article intitulé Microbial mass movements ("Mouvements microbiens de masse").

En voici un aperçu en français :

Les eaux usées, le tourisme et le commerce contribuent à déplacer des microbes tout autour de la planète à un rythme très élevé

Depuis plusieurs milliards d’années, les microorganismes et les gènes qu’ils portent ont été principalement déplacés par des forces physiques telles que les courants atmosphériques, marins, fluviaux etc. De ce fait la répartition des microorganismes obéit à des contraintes biogéographiques à la manière de ce que l’on observe pour les animaux et les plantes. Au cours des 100 dernières années, cette dynamique a été modifiée par l’homme par le tourisme et des transports mondialisés qui véhiculent les microorganismes sur de très grandes distances. A ce déplacement de cellules microbiennes s’ajoutent les modifications causées par l’homme des mécanismes locaux de sélection le tout résultant en une altération substantielle de la biogéographie microbienne. Les conséquences de ces changements sur les services rendus par les différents écosystèmes planétaires et sur le fonctionnement des grands cycles biogéochimiques sont bien difficiles à prévoir.

Les auteurs appellent à une action urgente pour :

Surveiller et modéliser les changements que nous apportons au monde microbien.
Améliorer les traitements des eaux usées et des fumiers pour réduire la propagation des microbes et de leurs gènes de résistance à des antibiotiques.
« Les microbes effectuent habituellement des services écosystémiques essentiels, mais à notre péril nous feignons de les ignorer », disent-ils. Les auteurs, constituant un consortium international appartiennent à l’Université Macquarie en Australie ; à l’Académie des sciences chinoise ; à l’Université de Lyon (École Centrale et CNRS) en France ; à l’Université de Nottingham et à l’Université de Leeds au Royaume-Uni ; et au CSIC / CREAF à Barcelone en Espagne.

Auteurs

Yong-Guan Zhu (Institute of Urban Environment, Chinese Academy of Sciences, Chine)
Michael Gillings (Macquarie University, Sydney)
Pascal Simonet (Université de Lyon, École Centrale de Lyon, CNRS Ampère UMR5005, France)
Dov Stekel (University of Nottingham, Royaume-Uni)
Steve Banwart (University of Leeds, Royaume-Uni)
Josep Penuelas (Global Ecology Unit, CREAF-CSIC-UAB, Espagne et CREAF, Espagne)

Voir en ligne : http://science.sciencemag.org/conte...