Romain Borgna, doctorant à Ampère, participera à la finale locale du concours "Ma thèse en 180 secondes", le 12 mars prochain dans le grand amphithéâtre de l’Université de Lyon. Son sujet de thèse :
RFID impulsionnelle en contexte multi-étiquette : processus d’anticollision et apprentissage de canal
La soirée est ouverte à tous et toutes, en accès gratuit, sur inscription :
Retrouvez aussi plus d’information dans l’article de Lyon Capitale.
Un résumé : La technologie d’Identification RadioFréquence (RFID) est largement utilisée dans l’industrie et le commerce pour sa capacité à identifier rapidement les objets munis d’une étiquette RFID présents dans l’environnement grâce à des ondes radios, émise par un appareil appelé lecteur RFID. Il a été mis en évidence que les ondes classiquement utilisées pour communiquer, des ondes sinusoïdales, ne sont pas optimales pour télé-alimenter les étiquettes, lorsque celles-ci n’ont pas de batteries embarquées. Utiliser des ondes avec un grand PAPR (Peak to Average Power ratio) permet d’augmenter la distance à laquelle on peut lire les étiquettes. Ces formes d’ondes ont la particularité d’avoir des spectres composés de plusieurs fréquences, permettant d’exploiter également la diversité fréquentielle du milieu de communication lors de l’interrogation de l’étiquette. Cependant, ces formes d’ondes complexifient la réception de la réponse de l’étiquette. En effet, l’étiquette répond par rétromodulation de l’onde émise par le lecteur et sa réponse est donc présente sur chaque fréquence utilisée.
L’enjeu de mon travail est de mettre en place une architecture de lecteur capable de décoder des réponses d’étiquettes en utilisant l’information présente à chaque fréquence de communication. Pour ce faire, le signal en provenance de l’étiquette est démodulé de sorte à isoler un signal contenant la réponse de l’étiquette sur chaque fréquence. Ces signaux sont alors additionnés selon une procédure qui maximise le rapport signal sur bruit du signal résultant, permettant ainsi de maximiser l’information contenu dans le signal final. Ce signal est ensuite décodé pour connaitre l’identifiant de l’étiquette.
Si plusieurs étiquettes répondent en même temps, les signaux obtenus présentent une collision des réponses d’étiquettes, nécessitant de savoir isoler la réponse de chaque étiquette. Dans ce cas, la diversité fréquentielle des formes d’ondes impulsionnelles permet d’obtenir des signaux avec un « niveau de collision » différent sur chaque fréquence, ouvrant la possibilité d’isoler plus facilement les réponses de chaque étiquettes.

